Rare image d'un bateau qui, trouvant sa vie trop morose, voulut quitter…
La Chère, la Vilaine, et leurs cygnes gardiens

Cette maman cygne enseigne la potamologie (étude des fleuves et des cours d’eau) à ses deux cigneaux. Elle se tient exactement à l’endroit où la Vilaine et la Chère se rencontrent. « Voyons voyons, mes enfants chéris, nous avons ici la Chère , qui prend sa source en Loire-Atlantique et se fond dans la Vilaine après soixante kilomètres d’un joli cours plein de méandres, et la Vilaine qui nous vient de Mayenne et rejoint l’océan après deux cent dix-huit kilomètres traversant des paysages variés. Vous aurez le temps d’aller explorer leurs rives et goûter leurs succulents habitants quand vous serez plus grands, et vous pourrez constater que notre race se multiplie… »


Dans la mythologie irlandaise, les déesses de l’autre monde qui vivent dans des îles mystérieuses se transforment en cygnes lorsqu’elles viennent nous rendre visite. Nous avons donc toute une famille de déesses d’outre monde à Langon, Sainte-Anne sur Vilaine et Pierric.
Ces cygnes-là campent à l’embouchure de la Vilaine et de la Chère, passent d’un coup d’aile d’une commune, d’un département à l’autre. Le plus souvent il y en a deux, mais j’en ai compté jusqu’à neuf. Ils sont parfois rejoints par quelques gracieuses aigrettes ou un héron flegmatique.
Les plantes aquatiques tapissent la surface. Les poissons et grenouilles abondent, et les oiseaux se nourrissent tranquillement.



Au fond, la Chère.
Devant, la Vilaine. Cette photo est prise de la rive droite de la Vilaine, à Langon. De cet endroit, on peut voir, sur l’autre rive, un banc pour les promeneurs fatigués ou méditatifs, sur la commune de Sainte-Anne sur Vilaine.

D’un côté, Pierric, de l’autre, Langon:



Les derniers mètres de la Chère, avant qu’elle ne se mélange avec la Vilaine. Photo prise de Ste Anne-sur-Vilaine, près du banc.

De loin, les petits points blancs des cygnes signalent l’emplacement de l’embouchure, comme des sémaphores fragiles.
Tout le long de cette rive, côté Langon, il y a un chemin de halage bordé de vieux chênes.






Coucou les déesses-cygnes
Je vous assure que quand on travaille dans un bureau avec une clim bruyante, on a envie de sauter dans ces photos, et de se transformer en cygne ou en n’importe quoi qui a les pieds dans l’eau.
Bonjour Astrid
Nous transmettrons aux déesses-cygnes.
Les vieux chênes assurent une clim moins violente que celle des bureaux, mais qu’est-ce qu’on est bien à leur ombre…
Bonjour Musardise,
Une bien agréable série de photos, reposantes, calmes avec de l’eau, des arbres et de l’ombre, en cette période de chaleur intense…
Dommage que la baignade…
J’aime beaucoup la photo avec ce banc (sans ombre !), isolé, « au milieu de nulle part » !.
Bien à vous,
Gaël
Bonjour Gaël,
On accède au banc par une petite route qui se termine en impasse, du côté de Ste Anne sur Vilaine.
Un endroit au milieu des oiseaux…