Tentative d’évasion
Rare image d'un bateau qui, trouvant sa vie trop morose, voulut quitter la Vilaine, à Saint-Nicolas-de Redon, pour rejoindre le Rhône par la voie terrestre.
Rare image d'un bateau qui, trouvant sa vie trop morose, voulut quitter la Vilaine, à Saint-Nicolas-de Redon, pour rejoindre le Rhône par la voie terrestre.
Le salon des Mystériales, à Redon, s'est tenu comme les années précédentes au cloître Saint Sauveur. C'est un grand plaisir de déambuler d'une table à l'autre, de feuilleter les nouveautés au fil des thèmes. Ce festival est dédié aux littératures de l'imaginaire, et le spectre est large. Tout se mêle et s'entremêle, de la science-fiction classique à la fantasy, en passant par l'univers arthurien, les légendes du pays gallo, l'horreur, le thriller féministe ou pas, avec ou sans zombies, le manga…
Il y a six ans -six ans déjà- les rues de la ville de Redon devinrent désertes, ou quasiment. Confinement. C'était bizarre, ces rues sans passants, vides comme si on avait évacué tout le monde pour un tournage de film. Redon désert
Le long de la promenade du Chemin sous la marée, vers la Croix des Marins, on voit que les bateaux qui séjournaient ici pendant les inondations et les tempêtes ne se présentent pas tout à fait comme d'habitude... Eux qui flottaient si beaux, si dignes, quand le niveau de l'eau les élevait au dessus des berges...
Les hivers se suivent et se ressemblent, ou pas, suivant les crues de la Vilaine. À Redon, on surveille la montée des eaux aussi sérieusement, fréquemment, que le thermomètre d'un bébé malade. Les anciens se remémorent l'inondation de telle ou telle année, des promeneurs voisins affluent, on parle même de "tourisme des crues". "Ça monte, ça monte, regarde la maison là-bas, houlala, on aim'rait pas êt' là !" "T'as vu les bateaux, là-bas ? Il y aura des dégâts, non…