C'était le jour de l'éclipse. Dès le début de l'après-midi, on a…
L’abbé Corbe en ses landes de Saint-Just

Ce billet est une copie de celui que j’avais publié en 2015 sur mon ancien blog Musardise, fermé maintenant .
Les photographies ont été prises par Yvon Avellan qui a bien connu le père Bernard Corbe, abbé de Saint-Just de 1971 à 1991.
Elles m’ont été aimablement transmises par son fils, Jacques Avellan, que je remercie.
Dès son arrivée, l’abbé Corbe s’est passionné pour le site mégalithique. Il l’a arpenté, répertorié, a participé aux fouilles, a découvert des parties inexplorées des monuments, élaboré des hypothèses, effectué un immense travail d’érudit qu’il a mis généreusement à disposition des chercheurs.


« M. l’abbé Corbe, recteur de Saint-Just, dont nous avons largement utilisé les pertinentes observations inédites accumulées au cours de ses nombreuses prospections dans la commune. » (Les mégalithes de Saint-Just (Ille-et-Vilaine) et la fouille des alignements du Moulin de Cojou [article]
Charles-Tanguy Le Roux, Yannick Lecerf, Maurice Gautier
Revue archéologique de l’ouest Année 1989 Volume 6 Numéro 1 pp. 5-29)




Les Demoiselles étaient des jeunes filles ayant désobéi à leur père en dansant avec le diable. Elles ont été pétrifiées, comme il se devait à l’époque. Toutes les théories astronomiques à propos des mégalithes ne sont que des billevesées. En vérité, les grosses pierres ne sont que des filles (et des gars aussi, qui sait ?) qui ont dansé avec le diable, et commis bien pire encore. On voit rien qu’en se promenant dans la campagne environnante qu’on dansait beaucoup, et qu’ici a vécu une jeunesse joyeuse aux mœurs légères. Le mégalithe couché est la troisième demoiselle, prise d’une grossesse express, qui a accouché près de ses sœurs. On voit très bien le bébé par terre près de sa mère.
C’est le père Corbe qui a lancé cette légende.


Marie Joseph et Bernard Corbe sur le perron côté sud de la cure qui est devenue maintenant mairie.
Elle était « la bonne du curé » et nous faisait des gâteaux aux biscuits et au beurre; elle n’hésitait pas à nous dire « mange mon gars mange « , quand on revenait de l’océan ou de la lande. Elle faisait aussi cuire ses poulets « au beurre ». J’ignore la date de son décès, mais en 1991 elle n’était plus de ce monde puisque mes parents se restauraient dans une petite auberge quand ils allaient voir Bernard ( Bernard qui ne savait vraiment pas cuisiner … ). J.Avellan



En 1991, le père Corbe fait toujours visiter le site, et participe aux fouilles.

Le Four Sarrazin, en 1991

Cette carte postale, envoyée par le père Corbe à la famille Avellan, est un véritable document, qui témoigne de la découverte du monument enfoui sous le Chateau-Bû.
On perçoit bien son enthousiasme d’alors !

Bonsoir Musardise,
Je me souviens très bien de la première publication de ces photos consacrées à l’abbé Corbe.
J’en garde un souvenir précis, lié à sa voix, assez grave, lorsque j’allais à l’église de St-Just, rarement il est vrai.
Très touchant de voir son travail sur les Landes.
Bien à vous,
Gaël
Bonjour Gaël
J’ai suivi une de ses visites il y a longtemps. Il y avait des enfants qui demandaient si les hommes qui étaient enterrés ici parlaient breton.
Il s’est montré très prudent dans ses réponses 🙂
Bonjour Musardise,
Dieu n’a pas de réponse aux questions des enfants !
Bien à vous,
Gaël
Moins que les paléontologues 🙂
Merci Musardise, pour la re-publication de ces photos de moments de vacances en famille, qui deviennent des petits fragments de l’histoire du bourg.
Une pensée pour les petits agriculteurs de St Just qui offraient leur « cidre bouchu » lors de nos visites avec Bernard et Yvon.
Et merci à la mairie d’avoir gardé propre la tombe des abbés Huet et Corbes sous la croix du cimetière.
Jacques.
Bonjour Jacques
Merci à vous, surtout, de m’avoir transmis ces documents.