Les rives du Don à Guémené-Penfao

En bas des Rocs de Gascaigne, dans sa vallée, le Don s’étire paresseusement.
On le longe en empruntant le début d’un circuit de petite randonnée fléché qui part de la route de Guénouvry, à la sortie de Guémené. Le chemin, d’abord large et plat se transforme en sentier hérissé de schistes noirs.
La sécheresse a modelé les rives, les racines tortueuses cherchent à rejoindre l’eau trop basse. Un héron que l’on aura dérangé s’envole en criant, quelques ragondins nous regardent effrontément et il parait qu’il y a des loutres ici: un grand panneau tout neuf atteste de leur présence.

Toute la zone est classée « zone naturelle d’intérêt écologique » (ZNIEFF) » Ce site d’une superficie de 30 hectares acquis en 1998 par le Département est composé majoritairement d’un boisement de pins, il présente néanmoins des habitats rares et remarquables et une faune spécifique qui s’est adaptée au milieu dont 3 habitats inscrits à la Directive Européenne. Il s’agit de pelouses pionnières acidiphiles, dominées par les mousses et lichens sur les rebords de falaise, de micro-tourbières dans les replats de falaises et de landes sèches, sous la pinède. » (revue Pepites 44)











Dans les eaux sombres du Don, dans l’ombre de leurs terriers, les ragondins vous regardent passer en commentant votre démarche, votre allure, et regrettent parfois leur végétarisme absolu.

Chez les Américains, on fait encore appel aux chefs de tribus amérindiennes pour reconnecter l’homme avec le ciel et la nature, afin d’arroser les terres sèches. Il n’y a pas de dieu de la pluie chez les Celtes, enfin, pas de dieu consacré directement à la pluie. Taranis est le dieu de la tempête et de l’orage, et c’est à lui que les arbres aux racines dénudées adressent leurs prières. Si ça ne fonctionne pas, ils n’auront que leur sève pour pleurer, on n’a pas encore vu de manifs d’arbres assoiffés…

Bonjour Musardise,
Une belle série de photos, sur un lieu que je découvre.
Le noir & blanc accentue l’aspect un peu inquiétant des racines.
Un site qui ne semble pas trop fréquenté ?
Bien à vous,
Gaël
Bonjour Gaël
C’est un lieu fréquenté, mais je n’y ai jamais vu de foule. En journée, c’est rare de ne pas y croiser un promeneur du coin, une famille, un féru de botanique ou un photographe de libellules.
En noir et blanc, c’est un peu sinistre.
En réalité, comme c’est une vallée encaissée et que les pierres sont noires, la lumière est encore plus belle que dans les sous bois ordinaires.
Céline Cheval
Lumière plus belle, je ne sais pas, mais précieuse, sans doute.
C’est humide et moussu, là-bas, dans ces bois sombres… Je n’irai pas jusqu’à « sinistres »…
Les photos sont limite inquiétantes: tant de sécheresse !
Oui. En 2022, c’était un peu pareil. Je ne sais pas si les arbres vont survivre longtemps, à un tel régime…