L’oratoire Saint-Benoît n’est pas le plus beau des oratoires, et son Saint-Benoît n’est pas le plus beau des Saint-Benoît. Il s’agit d’un calvaire contemporain (1859), construit en appui des rochers de Paimbu, à Massérac.
Ce qui fait son charme, c’est son emplacement. En bordure d’une petite route, le saint contemple le marais, cette Mer de Murin dont il ne reste plus grand chose maintenant.





On dit que Saint-Benoît, autrefois, passant par là, voulut y construire une église mais qu’il y renonça dès la première étape des fondations. Toutes les grenouilles sortirent du marais et se mirent à protester vigoureusement, jusqu’à l’abandon des travaux.
Quelques siècles plus tard, l’Abbé Louvel inaugura ici cet oratoire où l’on pouvait haranguer les foules au seuil de la mer de Murin. Les grenouilles, instruites par tradition orale et transmission familiale de leur passé de résistance païenne, n’ont toujours pas digéré cet acte grenouillophobe et racontent à qui veut les comprendre tout ce qu’elles pensent de la religion chrétienne, de ses coutumes et de son clergé depuis la nuit des temps.

Il s’y déroule tous les ans, à l’automne, un pèlerinage.






Des cadenas sur la plaque de la chaire où le curé sermonnait ses fidèles.. Saint Benoît au doux visage semble dubitatif.

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