Le Château-Bû est le monument principal de la Grée de Cojoux.
C’est un monument unique en Europe: Plusieurs constructions à des milliers d’années d’écart s’y entremêlent. Des sépultures individuelles ont été creusées à l’âge du bronze dans le monument néolithique antérieur, des pierres ont été déplacées d’une construction à l’autre… Ce que l’on voit actuellement, restauré le plus intelligemment et soigneusement possible, n’est sans doute pas rigoureusement conforme à ce que nous montreraient des vidéos de l’époque, (époques de la vidéo taillée ou polie, en français de préférence) ou un voyage dans une machine à remonter le temps…
Le Château-Bû est connu et répertorié depuis le XlXème siècle, bien qu’oublié et négligé par par périodes.
Un grand incendie, en 1989, a considérablement endommagé la Grée de Cojoux, tout en mettant à nu des monuments, des alignements, qui disparaissaient sous la végétation. En 1976, déjà, le déboisement provoqué par un incendie avait servi de coup d’envoi à des fouilles menées par Charles-Tanguy Le Roux.
Les landes de Cojoux, Gremel et Tréal ont été acquises par le Conseil Général d’Ille et Vilaine qui entretient le site en le gardant en état de landes, tel qu’il était les siècles précédents.
Il y a eu plusieurs fouilles auparavant, plus ou moins scientifiquement menées, mais c’est de1990 à 92 qu’eurent lieu les plus importantes, amenant à une reconstitution de plusieurs ensembles de monuments du site. Concernant le Château-Bû, ce sont Jacques Briard, Maurice Gautier et Gilles Leroux qui s’y sont attelés avec passion. Les habitants de Saint-Just et leurs enfants ont participé à l’opération,.





Le Château-Bû, que Briard appelait « le seigneur de la lande », s’intègre dans le « circuit promenade et découverte » du site. Son accès a toujours été protégé depuis sa reconstitution, pour éviter les dégradations par simple piétinement
Il y eut la période « grillage », qui n’était pas fameuse esthétiquement. Les promeneurs photographes avaient élargi quelques trous pour y glisser leur objectif, et on ouvrait la porte lors des visites guidées.

Depuis quelques années, l’ensemble des monuments est encadré, signalé, expliqué, par de grosses poutres de bois noir nanties de panneaux explicatifs, de simples fils de fer sur des poteaux bas, et de clôtures en ganivelles. C’est toujours moins joli que pas de clôture du tout, mais pour des monuments aussi fragiles que ceux qui comportent des surfaces de petites pierres de schiste soigneusement ajustées, c’est difficile de faire mieux. Je n’ai pas vu beaucoup de personnes passer de l’autre côté, même si les enfants transforment un parcours historique en « on joue à sauter sur les poutres d’un endroit à l’autre ».








Il y a une abondante documentation à propos du site mégalithique, de ses monuments. La page Wikipedia, avec ses articles détaillés, est remarquablement bien faite. Un des ouvrages de référence reste « Les mégalithes et les Tumulus de Saint-Just » de J.Briard, M.Gauthier et C.Leroux, éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques.


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