
Voici une toute mignonne maison de style néolithique, tout juste achevée, avec ses murs de torchis et son bonnet de chaume… La photo ci-dessus date de 2019
Le Centre permanent d’initiatives à l’environnement (CPIE) Val-de-Vilaine a choisi de construire à l’échelle 1/2, un bâtiment daté du Néolithique moyen (entre – 4 200 et – 3 600 ans) d’après les bâtiments néolithiques découverts lors des fouilles préventives, menées sous la direction de Laurent Juhel sur le site Le Bois, à Pléchâtel, en 2012″…
« Le bâtiment de Saint-Just mesure donc 4,96 mètres de longueur sur une largeur de 3,30, soit une superficie de 16,33 m². « (Extrait d’un article de Ouest-France, daté du 4 juin 2019)
Les murs sont composés de deux rangées de poteaux verticaux, séparés de 25 cm. Dans cet espace, de petites branches, sur lesquelles est appliqué un mélange de terre argileuse, eau et paille appelé torchis, sont disposées.
La couverture de la maison est faite de roseaux, prélevés dans les marais de Gannedel, en partenariat avec le conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, qui assure la gestion de ce milieu. Des bottes de roseaux ont été ensuite réalisées pour être fixées sur le toit avec de la ficelle et du cordage.


Le Néolithique correspond à une époque des temps préhistoriques que l’on situe aujourd’hui pour l’Europe entre — 6 000 et — 3 000 avant Jésus-Christ pour l’Encyclopédie Universelle, –6000 et -2000 pour l’Inrap, de –8500 à -3000 pour Wikipédia, mais on ne va pas chipoter pour quelques siècles de différence. Juste après c’est l’âge de bronze et on ne diverge plus. Enfin, si, mais les archéologues et préhistologues de toutes sortes adorent se disputer.
Cette maisonnette, donc, est inspirée selon ses concepteurs par les constructions du néolithique moyen, et ses dimensions l’exonèrent de permis de construire alors si ça vous chante, hein…
Elle est presque en bordure de la route Rennes-Redon. On prend la direction de Couëdel et on emprunte le chemin de terre, à côté de la grande antenne relais.
Au moins, si les hommes du néolithique reviennent faire un petit tour par là, ils seront enchantés d’avoir du réseau!

En 2026, elle est toujours debout, la petite maison néolithique…Même si elle s’effrite un peu.
On peut y pique-niquer bien que la grande table à coté soit en voie de pourrissement: voilà qui fera plaisir aux fourmis.
En effet, il y a une colonie de grosses fourmis brunes qui ont tracé de véritables autoroutes avec bretelles et voies d’accès, et qui ont l’air d’être toutes de service en rangs compacts en ces premiers jours de printemps. Il y a aussi deux autres types de fourmis, plus petites. J’ignorais que plusieurs espèces de fourmis pouvaient partager un si petit territoire.
Comme elles étaient là avant les hommes, on pourrait peut-être explorer leur mémoire collective pour obtenir quelques renseignements sur les hominidés de la préhistoire. Si, si… On commence à peine à étudier l’intelligence et la mémoire animales. Et si ça se trouve, elles vont nous traduire ça en gallo !

En tout cas, si vous passez par là, ne restez pas trop longtemps immobile: elles vous grimpent dessus à une vitesse record!
La maison attend quelques réparations, un peu d’entretien. Et les fourmis quelques miettes…


Comments (2)
Bonsoir Martine,
J’avais découvert cette petite maison « pas dans la prairie » lors d’un périple en vélo dans le secteur.
Et j’ai toujours en tête la grande question : qui vient voir cette modeste construction ?
A chacun de mes passages, personne…
Et l’autre question, quel est le montant dépensé, et sur quel budget, pour voir surgir cette maison ?
Inévitablement, comme évoqué, il faut entretenir cette construction, et j’imagine aisément que celle-ci est loin d’être prioritaire pour le département.
Mais je dois bien avouer que j’ai une sympathie pour ces projets, modestes, dont la visibilité pour le public ne semble pas la priorité !
Bien à vous.
Gaël
Bonjour Gaël
Je crois que l’entretien est fait par des chantiers de bénévoles en accord avec le CPIE.
Il y a eu une floraison de maisons néolithiques, avec inauguration, articles de presse, et puis après… Il y a des voyages scolaires qui les intègrent dans leur circuit de visite, des visites guidées de temps en temps.
Celle de Renac a perdu sa couverture de chaume.