La Croix Saint-Pierre est un des plus anciens ensembles de monuments mégalithiques des Landes de Cojoux, à Saint-Just. L’édification des dolmens à couloir et la construction de la tombe en fosse ont commencé entre 4500 et 4000 ans av. J.-C et les constructions, aménagements, se sont poursuivis jusqu’en 1500 av. J.-C. Si le nom de l’endroit est celui d’une croix, c’est parce que contre le menhir ouest se trouvait une croix de bois, et c’est ainsi que les habitants de ce lieu le nommèrent. Exemple de récupération chrétienne d’un lieu plus ancien.
C’est ici que se déroulèrent les premières fouilles scientifiques, en 1953, par Pierre-Roland Giot et un jeune étudiant, Yves Coppens. ( Celui qui a découvert Lucy, eh oui…) On connaissait déjà ce site avant, mais… moins précisément. L’article de Wikipedia concernant la Croix Saint-Pierre, ainsi que des sites comme Bécédia, sont exhaustifs et plaisants à lire.

Le pin qui borde le chemin est aussi, à sa façon, un survivant de temps plus anciens: alors que la lande brûlait, à plusieurs reprises, et la dernière fois en 2009, il tenait bon.

Le dolmen Ouest était sans doute un monument funéraire collectif. Il n’a pas beaucoup changé depuis sa récente restauration. La lande est maintenue rase tout autour..
Les monuments ont été remaniés au cours des millénaires. Deux ou trois mille ans s’écoulent entre les reconstructions, les ajouts, et la fréquentation de ce qui n’est un vaste cimetière ne faiblit pas.
Le plus grand cimetière du monde, Wadi al-Salam, qui abrite plus de 5 millions de tombes, en Irak, n’a que 1400 ans, mais il a le mérite d’être toujours en activité. Le plus vieux tombeau du monde, dans une grotte en Israël, aurait 100 000 ans. On entend parfois des parents expliquer aux enfants que « les hommes préhistoriques vivaient ici, ces dolmens, menhirs et allées couvertes en sont la preuve ». Oui et non: ici, c’était juste leur cimetière, les populations vivaient près des ruisseaux, dans des vallées plus hospitalières que ces landes sèches.






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